Léo-Paul Tremblé 1924-1995


Biographie

Léo Paul Tremblé, l’idéaliste, était absent le jour où les fées se sont penchées sur son berceau le 16 juin 1924. Né à Kénogami dans une famille de treize enfants, il fera seul son chemin. L’homme qui se dit attiré à la fois par le sublime et la tentation du noir avoue: Je suis un rebelle. J’ai besoin de liberté. J’ai besoin de respirer.

Plus tard, deux événements auront une influence décisive sur sa carrière. À dix-huit ans, lorsqu’il se rend visiter le Musée de Québec après avoir abandonné définitivement ses études, il reçoit le choc de sa vie. L’étudiant, qui n’a manié jusque-là que la gouache et les crayons de cire, découvre simultanément la peinture et la femme.

Le second choc lui viendra un an plus tard à Montréal. La vue de quatre tableaux exposés dans la vitrine d’une galerie d’art de la rue Sainte-Catherine l’émeut jusqu’aux larmes. Le Groupe des sept. Cette rupture d’identité l’incitera à quitter l’usine Alcan où le nom de l’employé disparaît du registre de la multinationale pour ne figurer désormais qu’au bas des oeuvres qui y sont exposées.

Au début des années soixante-dix, il délaisse la peinture à l’huile pour travailler le pastel. Par ailleurs, le contact avec d’autres peintres et d’autres œuvres favorise son cheminement. Il reconnaît l’influence qu’ont exercée sur lui Suzor-Coté et Marc-Aurèle Fortin. Dans les galeries d’art, il voit René Richard, Jean-Paul Lemieux, Albert Rousseau. Ce dernier, celui qu’il appelle son parrain, lui organise sa première exposition à Québec.

C’est cependant Riopelle qui lui donne le goût de rompre avec la figuration. En 1973, il le reçoit chez lui à l’occasion d’un voyage de pêche où ils causent longuement. « Riopelle, est un peintre du mouvement, de la matière sensuelle. Il est celui qui m’a le plus donné la soif d’exploration des couleurs. »

Il décède en 1995.


Oeuvres de l'artiste